Ce tableau est un carton de tapisserie (modèle) du XVIIIe siècle. Il s'agit d'une peinture à l'eau sur toile dont la couche picturale se soulevait et qui nécessitait donc un refixage et de nombreuses retouches dans les lacunes.Retouche d'un grand format

Osanne Darantière

Atelier Osanne

Paris, France

Presentation

This professional holds a diploma and/or specific qualification in Conservation-restoration of Cultural Heritage: diplôme de Restauration-Conservation de tableaux et d’objets d’art polychromes reconnu par l’État (niveau II – L3 – M1, code 342V)

Notre atelier regroupe Sophie de Joussineau et Osanne Darantière, deux spécialistes de la conservation – restauration de tableaux et d’objets d’art polychromes à Paris dans le 15e arrondissement...

Read more
... Nous pouvons ainsi traiter la peinture sur différents types de supports : toile, bois, cuivre, carton et papier dans le respect de la déontologie de notre métier : la réversibilité, la stabilité et la compatibilité des matériaux entre eux.

Que votre tableau soit altéré par le vieillissement naturel, l’oxydation des matériaux qui le composent, la lumière, la chaleur, l’humidité ou la pollution, qu’il soit très abîmé ou qu’il ait subi un accident, du vandalisme, des chocs, un dessèchement, ou autre, elle s’applique à le restaurer en respectant son contexte de création et son histoire.

Interviews

Ce tableau est un carton de tapisserie (modèle) du XVIIIe siècle. Il s'agit d'une peinture à l'eau sur toile dont la couche picturale se soulevait et qui nécessitait donc un refixage et de nombreuses retouches dans les lacunes.Retouche d'un grand format

Découvrir le métier de restaurateur de tableaux

La conservation – restauration de tableaux a pour but de stopper l’évolution des altérations subies par les œuvres d’art au fil du temps et de permettre ainsi leur transmission aux générations futures.

Ce métier obéit à une déontologie internationale selon les normes conformes au métier de conservateur restaurateur inscrite dans le code ECCO (1993) à  savoir la stabilité des matériaux d’origine et rapportés, leur réversibilité et enfin, la lisibilité de l’œuvre. Selon Cesare Brandi, « la restauration représente le moment méthodologique de la reconnaissance de l’œuvre d’art, dans sa consistance physique et sa double polarité esthétique et historique, en vue de sa transmission aux générations futures (…) elle doit viser à rétablir l’unité potentielle de l’œuvre d’art (…) sans effacer la moindre trace du passage de l’œuvre d’art dans le temps. »

La conservation-restauration se subdivise en plusieurs étapes.

  1. La restauration curative : stopper en urgence la poursuite de dégradation par exemples traiter une œuvre contre les moisissures, poser une protection temporaire sur la couche picturale en vue d’un transport afin d’éviter de perdre de la matière originelle, etc.
  2. La restauration conservative : consolider le support toile (doublage, rentoilage) ou reprise de déchirures (incrustation de toile et ou fil à fil) ou le support bois, refixer la couche picturale,  reprise de la tension, etc.
  3. La restauration esthétique : consiste à assainir la couche picturale, par le biais du retrait des matériaux exogènes à l’œuvre qui peuvent en altérer la lisibilité. Le retrait d’un vernis oxydé (jauni), des dépôts comme la crasse, la suie voire les excréments d’oiseaux ou de mouches afin de se rapprocher au mieux des couleurs d’origine en prenant compte de la patine du temps. Il s’agit également de combler les lacunes de matière picturale en retouchant selon différentes techniques.
  4. La conservation préventive : prévenir de nouvelles altérations en posant par exemple des dos protecteur pour éviter les dépôts de poussière au revers des toiles, la fixation des clés au châssis de manière à éviter leur chute entre la toile et les traverses, un système d’accrochage sécure et enfin quelques conseils en matière d’hygrométrie, de température, d’éclairage, de stockage, transport, etc.

La conservation-restauration allie curiosité scientifique, sensibilité artistique et sens de la matière, tout en ayant les mains au cœur des matériaux (pigments, liants, supports, etc.).

Le vrai sens du métier de conservateur-restaurateur est de préserver et de permettre la transmission de témoignages d’autres avant nous, et ainsi concourir avec humilité à la pérennisation de la connaissance et de la culture. C’est sur ce principe primordial que le travail au sein de l’atelier s’appuie.

 

Back to top