Emma Isingrini-Groult, conservateur-restaurateur de vitraux

En tant que conservateur-restaurateur de vitraux patrimoniaux, j’interviens sur le patrimoine verrier classé Monuments Historiques et Musées de France. Les interventions sont variées et s’étendent aussi bien de l’étude sanitaire des vitraux in situ en accompagnant les architectes dans des missions de maîtrise d’oeuvre, à la restauration complexe de vitraux patrimoniaux aux problématiques complexes.

Décrivez votre métier avec des détails sur vos produits, services, expertise et savoir faire

En tant que conservateur-restaurateur de vitraux patrimoniaux, j’interviens sur le patrimoine verrier classé Monuments Historiques et Musées de France. Les interventions sont variées et s’étendent aussi bien de l’étude sanitaire des vitraux in situ en accompagnant les architectes dans des missions de maîtrise d’oeuvre, à la restauration complexe de vitraux patrimoniaux aux problématiques complexes.

Quels matériaux utilisez-vous? Comment et où vous les procurez-vous?

J’interviens principalement sur les matériaux verres et plombs que je préserve au maximum pour leur intérêt historique et patrimonial. Les verres sont consolidés à l’aide de résines et d’élastomères.

Lorsque cela s’avère nécessaire, je restitue des lacunes de verres en utilisant des verres issus principalement de la Verrerie de Saint-Just en France.

Quel est le profil type de votre clientèle ?

J’interviens principalement auprès des Monuments Historiques, des collectivités territoriales et des Musées de France.

Une partie de ma clientèle est également composée de syndicats de copropriété pour l’entretien des immeubles parisiens mais également des particuliers possédant des vitraux anciens ou bien souhaitant commander des vitraux en création.

A quel âge et dans quelles circonstances avez-vous commencé ce métier ?

A 18ans, j’ai intégré le Diplôme des Métiers d’Art en vitrail à l’ENSAAMA de Paris en souhaitant avant tout toucher la matière verre.

Où et combien de temps avez-vous été formé avant d'être prêt à créer votre entreprise ? Dans un institut de formation, auprès d’un artisan ou les deux ? Quelle est d’après vous, aujourd’hui, la meilleure façon d'apprendre votre métier ? Ecoles, formations chez l’artisans…

Après 2ans de formation à l’ENSAAMA de Paris, j’ai intégré le Master Conservation-Restauration des Biens Culturels de l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, celui-ci nécessite 5 années de formation.

En parallèle de cette formation, j’ai créé mon entreprise en démarrant dans un premier temps en tant que sous-traitant.

Décrivez les techniques, les outils et les matériaux que vous utilisez dans votre travail.

La technique traditionnelle du vitrail est respectée dans le cadre de la conservation-restauration de vitraux, cependant, nous sommes sans cesse à la recherche d’une technologie de pointe pour conserver au mieux les vitraux anciens.

Quel rôle jouent le « talent » et la « créativité » dans votre profession ?

Je n’estime pas avoir de talent, mais je pense avoir de la patience. En restauration lorsque l’on se retrouve face à des verres cassés en plusieurs morceaux, il faut du temps pour restituer l’ensemble!

 

Et qu'en est-il de l'innovation, quels sont les changements depuis vos débuts ? Utilisez-vous de nouveaux matériaux, outils, ou procédés dans la fabrication, le marketing et la commercialisation ? Quel est l'impact de l'innovation sur vos performances ? Comment votre profession pourrait-elle être encore plus innovante ?

Je me tiens informée de l’avancée de la recherche scientifique en matière de patrimoine et m’efforce de les appliquer lorsque ls résultats sont concluants.

Quelle est la meilleure façon d'apprendre votre métier?

Pour être conservateur-restaurateur de vitraux, il faut avant tout une bonne formation théorique scientifique et déontologique. Cependant, rien ne vaut une expérience pratique en atelier.

Quel est votre message aux jeunes générations qui pourraient choisir votre profession ?

C’est un métier qui nécessite d’être persévérant et passionné car la vie professionnelle peut être difficile.

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